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Violences Conjugales   Accueil, Soutien, s'en Sortir

Nous sommes le mardi 25 juillet 2017

Création du délit de "violence psychologique" en France

Le Parlement français a adopté à l'unanimité début juin 2010 une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes qui prévoit notamment la création d'un délit de "violence psychologique".

La proposition de loi des députés Danielle Bousquet (PS) et Guy Geoffroy (UMP) est définitivement adoptée.

Malgré cette loi se pose le problème de la définition et de la preuve.

Le délit de violence psychologique est défini par "des actes répétés, qui peuvent être constitués de paroles et/ou d'autres agissements, d'une dégradation des conditions de vie entraînant une altération de la santé physique ou mentale".

La preuve peut être constituée de documents électroniques (message sur répondeur, vidéo, SMS, e-mails, etc) bien que la preuve la plus probante reste le certificat médical.

La peine maximale encourue est de trois ans d'emprisonnement et 75000 € d'amende.

En France, sur les 80000 appels reçus tous les ans par le numéro d’écoute sur les violences conjugales (le 3919), 84 \% concernent des violences psychologiques.

Selon le gouvernement français, 675000 femmes ont été victimes de violences entre 2009 et 2010, 166 femmes sont décédées en 2007 et 156 en 2008. Les meurtres au sein du couple représentent près de 20\\% de l'ensemble des homicides.

Les tribunaux français ont traité 59427 dossiers concernant la violence congugale tandis que le nombre de personnes condamnées pour ce motif est passé de 10684 à 16773 entre 2005 et 2008.

Liens : Violences psychologiques -

Les différents services de l' APEX

L'Escale
Les auteurs de violences
Prévention auprès des jeunes
Autres actions
Partenaires sociaux


L’ESCALE(service de Apex)haut de page
L’Escale est un lieu ressource pour les femmes victimes ou ayant été victimes de violences conjugales, accompagnées ou non d’enfant.
N° téléphone : 04-68-63-50-24
Il est ouvert :
- le lundi de 12 h à 17 h
- le mardi de 9 h à 17 h
- le mercredi de 9 h à 17 h
- le jeudi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h
- le vendredi de 14 h à 17 h.
Les personnes peuvent venir avec ou sans rendez-vous.

L’escale est aussi en partenariat avec des professionnels pour orienter des personnes en demande.

En 2011, 262 personnes ont contacté l’Escale, soit pour un entretien téléphonique, soit pour des informations ou des conseils.
151 femmes dont 113 mères ont fréquenté l’Escale (au moins 400 entretiens)


L'ACCUEIL DES FEMMES VICTIMEShaut de page

Notre soutien s'effectue à partir de :
- D’entretiens individuels.
- D’accompagnements auprès des médecins, du service des urgences de l‘Hôpital, des commissariats, des gendarmeries, des CHRS et structures d’urgence, des associations caritatives…
- D’accompagnement dans les démarches administratives et juridiques (dossier CMU, SIAO, surendettement, aide juridictionnelle , faire une lettre au Juge, rechercher un logement, …)
- Des temps de rencontres mères enfants
- L’atelier sophrologie : Les femmes accueillies peuvent, si elles le souhaitent participer aux ateliers de sophrologie animés par une sophrologue tous les jeudis matins de 10h30 à 11h30.
- Les groupes de paroles  : à l'Escale, à Perpignan, et dans les Maisons Sociales de Proximité de Céret, Prades, Rivesaltes, Thuir et Elne.
- Des interventions auprès d’autres structures.

Quelques éléments d’analyse
Les groupes de paroles et les entretiens individuels ont permis de mettre en évidence les points suivants :
- Les démarches à effectuer en priorité,
- Le départ du domicile, le déménagement
- La capacité à se protéger de l’auteur et à chercher un lieu d’hébergement.
- La honte à parler des violences conjugales à l’entourage et à l’auteur.
- La prise de conscience de la gravité des faits vécus et de l’impact sur les enfants
- Se protéger de la violence des enfants
- La santé
- Le sentiment d’injustice concernant « la non reconnaissance du statut de victime » par la justice
- Le cadre législatif et juridique : Se préparer aux audiences devant le Juge aux Affaires Familiales
- La difficulté à « couper les ponts » avec l’auteur lorsqu’il reprend contact. Comment se protéger des appels téléphoniques et des menaces qui perdurent même après la séparation.
- La difficulté de mettre un terme à la relation « aller-retour »
- Le sentiment de culpabilité, d’isolement, de colère, d’angoisse, de vide après la séparation
- Le dépôt de plainte
- La reproduction des schémas familiaux.
- Les idéaux du couple et de la famille
- Les questions d’ordre éducatif « la place de la mère, l’impact des violences sur les enfants, la place à laisser au père »
- L’obligation de revoir le père des enfants, ce qui ralentit le travail personnel de séparation.
- La capacité à « se faire plaisir » et à prendre soin de soi, à savoir tout simplement « penser à soi », la capacité d’autonomie et d’action sans l’auteur
- La difficulté à ne pas tomber dans les mêmes schémas de violences lors de nouvelles relations amoureuses
- La possibilité d’entamer une nouvelle relation amoureuse.
- La possibilité de rencontrer l’auteur sans crainte
- La reprise de liens sociaux, amicaux et familiaux.


LES AUTEURS DE VIOLENCES CONJUGALEShaut de page
Nous accueillons aussi les auteurs des violences conjugales.Tél.: 06-70-22-90-19
Leur venue est soit spontanée, soit imposée par décision de justice.

Apports des groupes de paroles :
Aux auteurs de violences :
- Prise de conscience de leur situation d’homme violent.
- Enrichissement sur leur situation personnelle et conjugale.
- Introspection, remises en question de leurs fonctionnements.
- Rupture d’un isolement, création de liens.
- Acquisition d’une meilleure capacité à gérer leurs émotions.
- Découverte d’une meilleure image de soi.
- Amélioration de la communication avec la compagne et l’entourage.
- Prise de conscience des liens entre le vécu d’enfant et la relation conjugale.
- Prise de conscience de l’impact des violences conjugales sur les enfants.

Amélioration des relations conjugales :
- Difficultés à reparler de la scène de violence.
- Modification dans leur conception, des rôles de chacun.
- Diminution de l’emploi du temps de l’autre.
- Diminution des manifestations de jalousie, plus d’objectivité.
- Apaisement des relations avec la conjointe.
- Découverte d’alternatives à la violence.
- Volonté de reconstruire la relation de couple sur des bases plus sereines.
- Recul par rapport à la situation conjugale et familiale.
- Plus de patience et de vigilance à l’égard de la conjointe.
- Plus de soutien dans les tâches du quotidien auprès de la compagne.
- Questionnement sur la pertinence de maintenir à tout prix la relation compte tenu des difficultés rencontrées.

Rencontres avec les partenaires :
Nous avons rencontré :
- Le Substitut du Procureur, les Juges d’Application des Peines, le Juge la Liberté et de la Détention et la directrice du SPIP afin de faire le point sur notre collaboration.
- Les référents des gendarmeries des Brigades de Protection des Familles afin de les sensibiliser à la problématique des violences conjugales.
- Tout au long de l’année, nous avons fait des liens avec les Délégués du Procureur et les conseillers à la probation.

Perspective pour 2012
- Rencontre avec le nouveau Procureur de la République ainsi qu’avec les différents magistrats à l’origine des orientations.
- Entretenir les liens avec les professionnels en contact avec les auteurs de violences conjugales (postes de police, brigades de gendarmerie, SPIP, Centres d’hébergement et partenaires associatifs).
- Poursuivre la formation de l’équipe avec le psychothérapeute d’Option ciblé sur l’accompagnement des auteurs de violences conjugales en mars 2012.


PREVENTION DES COMPORTEMENTS VIOLENTS DANS LES RELATIONS AMOUREUSES CHEZ LES JEUNES (15-25 ans)haut de page

Contexte :
Notre action s’inscrit sur le thème « bien être et sexualité » et s’adresse aux jeunes de 15 à 25 ans.

La violence amoureuse des adolescents ressemble à celle qu’on retrouve chez les adultes dans les relations avec un partenaire intime, en ce qu’elle présente toutes les nuances possibles, depuis l’insulte et les mauvais traitements psychologiques, jusqu’à l’agression sexuelle et au meurtre.
Les groupes de garçons valorisent l’usage de la force, tandis que les groupes de filles la dévalorisent.
Les jeunes qui sont témoins des violences dans le couple parental ont plus de risque à l’âge adulte d’utiliser ou de subir de la violence dans leurs relations amoureuses.
La prévention de la violence dans les relations amoureuses est donc au centre de nos préoccupations car 20 % des jeunes en sont victimes.

Objectif général 
Promouvoir un changement des attitudes et des comportements pour prévenir le recours aux différentes formes de violence utilisée pour dominer et contrôler les partenaires amoureux.
Cela se traduit par :
- Favoriser l’épanouissement des jeunes.
- Repérer, analyser, orienter et améliorer la prise en charge globale.
- Prévenir et réduire les risques.

Objectifs opérationnels 
- Travail avec les jeunes sur la représentation de la relation amoureuse.
- Engager une réflexion sur les situations qui engendrent la violence dans le couple.
- Identifier des stratégies d’évitement de la violence.
- Sensibiliser et engager les équipes éducatives sur les déviances concernant les comportements amoureux des jeunes.


LES AUTRES ACTIONShaut de page

Autre situation rencontrée
Un homme victime de violences conjugales a été reçu sur plusieurs entretiens individuels.

Rencontres avec les partenaires 
assistants de service social et psychologues du Conseil Général, éducatrice jeune enfant de la Mairie, médecin généraliste, avocats, le CHRS Mares i nems, le Centre Maternel le Rivage, psychiatres, centre hospitalier, infirmières en collège, juge d’application de peines …

Information sur les violences conjugales auprès d’associations, d’étudiants, entretiens téléphoniques …

Apex, lieu de stage
Nous avons accueilli :
- Des étudiantes en troisième année de Conseillère en Economie Sociale et familiale afin de produire le livret d’accueil ainsi que le règlement interieur de l'Escale.
- Une étudiante CESF pour stage de troisième année.
- Des stagiaires en prépa concours paramédicaux à "la Rouatière".
- Une étudiante en formation de psychologue.
- Une étudiante en DIU de victimologie.

Information et Colloque dans différentes villes.


Nos PARTENAIRES SOCIAUX :haut de page
Suite aux entretiens individuels, les personnes peuvent être orientées vers nos partenaires sociaux, parmi lesquels :
- les services de police et de gendarmerie, pour aider au dépôt de plainte.
- l’assistante sociale de la gendarmerie et du commissariat central.
- les assistants des services sociaux : (Caisse d’Allocations Familiales, Maisons Sociales de Proximité, Enfance Catalane, UDAF).
- psychologues de différents services.
- les Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale et les services d’accueil d’urgence.
- l’Association Départementale d’Aide Aux Victimes d’Infractions Pénales.
- le Centre d’Information des Droits de la Femme et de la Famille.
- la Maison d’Accès aux Droits.
- l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration.
- les avocats.
- les médecins.
- l'Hôpital.
- le CAC 48.
- des sage-femmes.
- Humanisme Habitat.
- l’Agence Immobilière à Vocation Sociale.
- Parenthèse.
- l’Association Départementale de la Sauvegarde de l’Enfance et de l’Adolescence.
- l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie.
- l’ASTI.
- la Maison Bleue.
- l’INVIT.
- Aides 66.
- MAO.
- . . . . . .

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Liens : Maison d'accueil spécialisée -

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version php = 7.0.21    Administration  -  site créé par Denis Lambert, à Perpignan. Pour tout renseignement, contactez Villa Flore

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